Résumé

Cour des pairs. Crime de Louvel… (1821)

Cet arrêt décide que la Cour est seule juge de sa compétence, qu'elle peut, suivant la nature et l'importance des faits,
SÉANCE DU 14 AVRIL 1821, 13
ou se saisir de la poursuite, ou la délaisser à la jurisdiction ordinaire. Mais cette faculté qu'on reconnoît appartenir à la Cour, lui donne le droit non seulement d'apprécier les faits en eux-mêmes, mais de peser les circonstances dans lesquels ils se présentent, de sorte qu'elle devrait retenir en un temps la connoissance d'un crime dont le jugement à une autre époque serait abandonné sans inconvénient à un tribunal moins élevé.
Source : Gallica

Cour des pairs. Crime de Louvel… (1821)

Le noble Pair convient qu'à l'égard de différents faits de la même nature qui lui seraient déférésr la Cour peut, suivant les circonstances, se saisir des uns et repousser les autres, mais il ne pense pas que sa puissance aille à cet égard jusqu'à scinder un même fait, en sorte qu'une partie de ceux qui y auraient coopéré soit soumise à sa jurisdiction, et une autre partie à une jurisdiction différente.
Source : Gallica

Cour des pairs. Crime de Louvel… (1821)

Sa jurisdiction subsiste toujours quoiqu'elle ne soit pas toujours en action. Elle ne dérive point des ordonnances qui lui défèrent un crime, mais de la Charte qui lui en attribue la connoissance, et c'est pour cela qu'elle déclare elle-même sa compétence par un arrêt. Dans l'espèce, l'arrêt du 15 février a reconnu la compétence de la Cour non seulement à l'égard de Louvel, mais à l'égard de ses complices s'il en avoit.
Source : Gallica

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