C.-T. de Brisemiche

Résumé

C.-T. de Brisemiche Tant mieux ! Par C. T. de Brisemiche (1820)

Combien de questions insolubles, combien de difficultés pourraient naître d'une fausse interprétation de la Charte !
Nous n'avons pas fait entrer en ligne de compte l'argument que l'on a tiré de l'inconvénient d'abandonner un pair à l'ignominie de la prison. La prison n'est qu'un malheur, et n'est pas plus une ignominie pour un pair, que pour un autre citoyen. Il importe surtout de ne pas avancer que l'honneur soit moins cher à un citoyen quelconque, qu'à un membre de la chambre des pairs.
Source : Gallica

C.-T. de Brisemiche Tant mieux ! Par C. T. de Brisemiche (1820)

Douter que les pairs ne soient soumis à l'action des lois communes en matière de dettes, c'est supposer que, dans tous les autres cas , ils sont également hors la loi, et qu'ils forment un état dans l'état. Un pareil principe une fois adopté, placerait dans l'ordre naturel des choses, la question qui tout-a-l'heure nous a paru si ridicule : un noble doit-il être tenu a payer ses dettes?
Un noble pair interprétant l'article 34 de la Charte , en a conclu que nul tribunal autre que la cour de Paris, n'avait le droit de prononcer l'arrestation d'un pair.
Source : Gallica

C.-T. de Brisemiche Tant mieux ! Par C. T. de Brisemiche (1820)

Le haut rang politique de la chambre des pairs, et la nécessité d'assurer, avec son indépendance, la juste considération qui lui est due, n'ont pas permis au législateur constituant, de livrer à des officiers subalternes dont la responsabilté ne pourrait pas suffire à l'importance dont serait l'erreur ou la fraude en pareille matière , la faculté de viser un mandat d'arrestation contre un noble pair.
Source : Gallica

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