Louis-Léon-Félicité Brancas

Résumé

Louis-Léon-Félicité Brancas Lettres de M. le duc de Brancas… (1817)

S'il est incontestable que la restauration est une révolution, il n'est pas moins certain que le nom qu'elle porte et que la date que le Roi a donnée à son règne ne laissent aucun doute sur le genre de révolution qui l'a fait remonter sur le trône de ses ancêtres. Si l'on disait que cette date est démentie par le fait, je répondrais que le droit et le fait, soit en guerre, soit en paix, sont indépendans l'un de l'autre. Le droit est un être moral, et un fait quelconque est une réalité.
Source : Gallica

Louis-Léon-Félicité Brancas Lettres de M. le duc de Brancas… (1817)

Avant que leur chaîne embrassât tous les intérêts de la société , les travaux de la production étaient suspendus, arrêtés par des contestations , des disputes, des guerres intestines ; et l'interruption des travaux productifs est un homicide.
Les lois qui assurent l'hérédité sont donc les secondes lois sociales, parce que celles qui
assurent la propriété sont les premières, et ces lois sont antérieures aux lois constitutionnelles , parce qu'elles servent de base à une constitution quelconque.
Source : Gallica

Louis-Léon-Félicité Brancas Lettres de M. le duc de Brancas… (1817)

Mais les hommes ne sauraient se donner aucune loi primitive , parce qu'elles sortent toutes de la nature des choses qui précèdent les institutions humaines : et que si les premières idées du tien et du mien ont préparé, dans l'état social, les lois dé la propriété , il n'était pas moins nécessaire que le plus indispensable besoin des hommes en société, celui de la production, accomplît le plus doux des voeux de la nature, en liant les lois du mariage et celles de l'hérédité, à celles de la production générale.
Source : Gallica

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