Louis-Léon-Félicité Brancas Lettres de M. le duc de Brancas… (1817)

S'il est incontestable que la restauration est une révolution, il n'est pas moins certain que le nom qu'elle porte et que la date que le Roi a donnée à son règne ne laissent aucun doute sur le genre de révolution qui l'a fait remonter sur le trône de ses ancêtres. Si l'on disait que cette date est démentie par le fait, je répondrais que le droit et le fait, soit en guerre, soit en paix, sont indépendans l'un de l'autre. Le droit est un être moral, et un fait quelconque est une réalité.
Source : Gallica

Louis-Léon-Félicité Brancas Lettre de M. le duc de Brancas…

Ne faut-il pas conclure de tout ceci, mon confrère, que l'abolition de la glèbe, bien loin d'avoir aboli l'ancienne pairie, la fait remonter à son origine, en la rendant purement politique et nationale? Aussi ne saurait-on être trop convaincu que, dans la constitution qui divise le pouvoir public, dans les trois branches de la législature, l'intérêt de la royauté et de toutes les classes de la pairie, est identique, et, qu'attaquer, d'une manière quelconque, un de ses intérêts,c'est attaquer la constitution qui les réunit.
Source : Gallica

Louis-Léon-Félicité Brancas Lettre de M. le duc de Brancas à M. le vicomte de Châteaubriant… (1815)

En effet, cette Constitution que la Charte nous a donnée, divise le pouvoir législatif en tre la chambre des Représentans, celle des Pairs et le Roi: de manière que la loi demande le concours indispensable des trois branches de la législature. Elles absorbent donc la puissance de la souveraineté nationale. Rien ne saurait donc exister hors d'elle, indépendamment d'elle. Ce qu'elle n'a pas fait , existe si peu pour elle , qu'elle a le pouvoir de détruire son propre ouvrage.
Source : Gallica

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