Résumé

C'est mon opinion (1820)

“ Lés ministres sont passagers de leur nature, et peuvent vouloir adopter, pour prolonger leur existence, des mesures également nuisibles au roi et à la patrie.
Si les ministres croient pouvoir mépriser l'opinion publique , le roi doit toujours la respecter et en suivre l'impulsion.
L'opinion est au gouvernement représentatif, ce que le soleil est à la végétation : comme lui, elle vivifie tout ce qu'elle entoure, elle fortifié tout ce qu'elle protége, elle élève tout ce qu'elle adopte.
L'opinion cesse-t-elle d'être favorable au ministère, le roi ne doit point hésiter à le lui sacrifier.
”
Source : Gallica

C'est mon opinion (1820)

“ Je sais bien que nos ministres présens et nos ministres futurs espèrent fort en la terreur, pour consolider leur puissance, mais je sais bien aussi qu'ils en seront pour leurs espérances. Je sais bien que le dernier des mouchards est un petit despote qui peut faire arrêter le négociant dans son comptoir, l'homme de lettres dans son cabinet, le vétéran mutilé dans sa chaumière, le propriétaire au milieu de sa famille; maison n'arrêtera pas tout le monde, les moyens extrêmes ne peuvent être employés longtemps; l'arbitraire est de courte durée, et la liberté est éternelle. ”
Source : Gallica

C'est mon opinion (1820)

“ J'en conclus qu'une société peut exister, pendant quelque temps au moins, sans gouvernement et sans règle fixe. Mais tout cela peut-il durer long-temps ? c'est ce que je ne crois pas.
Il arrivera de deux choses l'une : ou la nation forcera le gouvernement à marcher avec elle, ou elle se pliera à la volonté du pouvoir. J'avoue que le dernier cas me paraît peu probable.
Je sais bien que nos bons seigneurs les ministres ne veulent pas que l'on proclame ces vérités ; mais je sais bien, moi; que je dois les répéter sans cesse.
”
Source : Gallica

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