Résumé

Auguste Chauvin Du nouveau ministère , par M. Chauvin… (1829)

Quand on a le pouvoir, il faut avoir le vouloir ; comme me l'écrivait, dans une crise pénible aussi pour les royalistes, le vénérable cardinal-duc de Clermont-Tonnerre. Ce vouloir, je vais, le discuter, non d'après des bruits de bourse ni des annonces de journaux, mais sur des élémens plus vrais et plus décisifs. L'assurance des factieux contre une telle volonté, et peut-être l'incertitude de quelques royalistes, viennent de ce que les ministres ne trouveront pas dans la chambre des députés, une majorité contre l'oligarchie soulevée des élections, ni contre le débordement impur de la presse.
Source : Gallica

Auguste Chauvin Du nouveau ministère , par M. Chauvin… (1829)

Enfin des basses-cours de la révolution, surgissent et se répandent les petits journaux, pour les appétits grossiers et les viles passions de la multitude.
Le Roi a vu ces désordres ; le cabinet a été formé. On aperçoit désormais la mission et les devoirs du nouveau ministère. Il n'y a plus d'essai à tenter, plus de lutte à soutenir; le danger est imminent, inévitable. Deux institutions sont nécessaires : l'une pour régler les élections, l'autre pour régler la presse. L'action souveraine du Roi va donc se manifester ; le pouvoir constituant doit intervenir.
Source : Gallica

Auguste Chauvin Du nouveau ministère , par M. Chauvin… (1829)

Sans doute le gouvernement établi doit s'exercer sur tous les points où il y a du bien à faire, du mal à réparer; il renferme des moyens de remettre le calme où il y aurait effervescence, l'ordre où il y aurait confusion. Si la chambre des députés est hostile, on la peut dissoudre; si la pensée monarchique s'affaiblit parmi les pairs, on la ravive par une promotion nouvelle; si l'administration est mauvaise, le Roi la remplace.
Source : Gallica

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