Résumé

Ce que signifient et ce que valent la violence et les outrages de la presse (1833)

Si après les emportemens des écrits publics, il y a quelque chose qui puisse étonner, c'est l'imperturbable assurance avec laquelle certaines personnes s'en vont disant partout que la presse est opprimée ; la presse opprimée ! quelle dérision. C'est lorsqu'un déluge d'écrits plus violens les uns que les autres s'attaquent à ce qu'il y a de plus sacré parmi les hommes ; lorsque la sainteté du foyer domestique n'est plus respectée, et que des scandales de toutes sortes portent l'épouvante et le trouble dans la société , qu'on ose parler de l'asservissement des journaux !
Source : Gallica

Ce que signifient et ce que valent la violence et les outrages de la presse (1833)

La garde nationale de Paris se faisait l'écho de ses accusations; les électeurs la consultaient avant de déposer leur suffrage dans l'urne. Si un candidat de son choix échouait au midi, elle l'indiquait au nord, et le candidat était nommé à une immense majorité. Si, dans une discussion importante, les chambres étaient incertaines et flottantes, la presse n'avait qu'à parler, elle était sûre de faire pencher la balance de son côté : son empire était devenu si grand qu'on disait d'elle qu'elle était un quatrième pouvoir dans l'état.
Source : Gallica

Ce que signifient et ce que valent la violence et les outrages de la presse (1833)

Il n'est que trop vrai, au contraire, que le déchaînement des passions désordonnées a fait pénétrer le doute dans beaucoup de consciences honnêtes, et que des hommes de bonne foi qui, jusqu'à présent, avaient mis leur courage et leur talent au service de la presse, se montrent disposés à renier cette divinité, et se demandent avec effroi où cela peut nous mener.
Source : Gallica

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