Résumé

Aux électeurs de 1830 (1830)

La volonté d'un député peut maintenir la paix ou établir le désordre parmi nous.
La paix ! ce bien précieux que nos Bourbons nous ont donné, en revenant de leur exil, comme un père au retour d'un voyage lointain, porte à ses enfans des gages d'amitié. La paix est la santé des états : on n'en connaît le prix qu'après l'avoir perdue.
La paix ! elle a cicatrisé les plaies de la patrie ; elle a fait répandre aux mères et aux épouses des larmes de joie et de bonheur; elle a couvert nos campagnes de riches moissons; elle a rempli nos ports de vaisseaux
Source : Gallica

Aux électeurs de 1830 (1830)

N'est-ce pas leur parti qui incendie aujourd'hui une partie de la patrie ? N'est-ce pas leur parti qui d'une main couronne encore le souvenir de ces guerres injustes et barbares, qui ont coûté à la patrie tant de sang, tant de trésors et tant de larmes, pendant que de l'autre il verse avec profusion le poison de la calomnie et le venin de la haine sur cette guerre juste et humaine, que l'honneur a fait entreprendre à notre généreux Monarque pour la gloire de la patrie, devenue la bienfaitrice de l'univers?
Source : Gallica

Aux électeurs de 1830 (1830)

Mais si l'esprit de ce député est infecté de pensées impies ; mais si son coeur est attaqué de cette affreuse théophobie, dont les symptômes se sont déclarés avec une évidence scandaleuse chez plusieurs candidats d'un certain parti, quel sera ce serment ? quelle sera cette garantie ?
Celui qui a la faiblesse de violer tous les devoirs religieux, aura-t-il la force de remplir celui-là ?
Celui qui se joue, dans sa vie privée, du Dieu de la prière et des vertus, ne se jouera-t-il pas du Dieu des sermens, si son serment est en opposition avec ses passions, ses intérêts et ceux de sa faction ?
Source : Gallica

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