Adolphe Crémieux, Mémoire pour Maxime Lisbonne, à l'appui de son pourvoi… (1872)
“ C'est une atteinte directe portée à cette magistrature si haute, si noble, si respectée de Président de nos assises, qui rappelle la préture de l'ancienne Rome; le Président des assises représente la loi dans toute sa magnificence, il dirige les débats, interprète le texte, l'explique au besoin, l'applique enfin, tout en restant étranger au vote sur la matérialité du fait incriminé. Le Président d'un Conseil de guerre, au contraire, en posant une question subsidiaire, n'indique pas seulement l'opinion qui lui appartient, il l'appuie encore de son oui. ”
