Résumé

Adolphe Crémieux Mémoire pour Maxime Lisbonne, à l'appui de son pourvoi… (1872)

C'est une atteinte directe portée à cette magistrature si haute, si noble, si respectée de Président de nos assises, qui rappelle la préture de l'ancienne Rome; le Président des assises représente la loi dans toute sa magnificence, il dirige les débats, interprète le texte, l'explique au besoin, l'applique enfin, tout en restant étranger au vote sur la matérialité du fait incriminé.
Le Président d'un Conseil de guerre, au contraire, en posant une question subsidiaire, n'indique pas seulement l'opinion qui lui appartient, il l'appuie encore de son oui.
Source : Gallica

Adolphe Crémieux Mémoire pour Maxime Lisbonne, à l'appui de son pourvoi… (1872)

Les pièces de la procédure annulée, sans doute, que les membres du Parquet militaire, que les juges, peuvent compulser à loisir, bonnes pour tout le monde malgré l'arrêt de cassation — pour tout le monde, excepté pour la défense? Quand, à l'audience, l'avocat s'aperçoit qu'on les invoque, que l'on prend dans les dépositions ce qui est bon pour l'attaque, et qu'il veut alors faire lire ce qui est bon pour la défense, le Commissaire du gouvernement pose la main sur le dossier scellé, et dit ces seuls mots Procédure annulée !
Source : Gallica

Adolphe Crémieux Mémoire pour Maxime Lisbonne, à l'appui de son pourvoi… (1872)

Que fait alors le Parquet militaire, procédant à nouveau après l'arrêt de cassation? —
Il maintient le texte de la loi pénale sur la complicité d'assassinat; mais comme le premier acte d'accusation, ne contenait aucun fait auquel on pût adapter le texte, il refait dans le second acte d'accusation dressé après le nouvel ordre d'informer en date du 25 avril 1872, un récit qui puisse permettre de poser la question d'assassinat.
Source : Gallica

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