Vanoy de Fonteille

Vanoy de Fonteille Réflexions sur l'émeute de Lons-le-Saunier…

Causant, comme nous venons de le dire, sur les événements de la veille, il dit à ces messieurs que dans toute agression de la part du peuple, dans tout commencement d'émeute, ce qu'il y avait de mieux à faire, selon lui, pour l'arrêter, le meilleur parti à prendre n'était pas de vouloir imposer par l'appareil de la force. Des hommes connus, ayant quelque influence sur la foule, se présentant à elle, non en uniforme, mais avec leurs habits de ville, feraient, ajouta-t-il, un meilleur effet.
Source : Gallica

Vanoy de Fonteille Suite des Réflexions d'un Jurassien sur l'émeute de Lons-le-Saunier… (1843)

La loi de vendémiaire rend la commune responsable des excès commis par ses habitants, lorsque la commune a négligé d'employer les moyens qui étaient en son pouvoir de prévenir ou d'empêcher ces excès. La première condition de la responsabilité qu'elle impose, c'est l'attroupement, parce que l'attroupement est le premier caractère de l'émeute; qu'il est apparent, et qu'on peut par conséquent essayer de le disperser.
Quand la commune a fait tout ce qu'elle a pu, elle est quitte envers la loi, envers tous.
Source : Gallica

Vanoy de Fonteille Réflexions sur l'émeute de Lons-le-Saunier…

L'opinion des campagnes au contraire est que l'augmentation du prix des pommes de terre a produit de l'irritation dans le peuple de Lons-le-Saunier, mais que cette irritation a été exploitée par des hommes qui ont ensuite dirigé le désastre de Courlans.
C'est dans l'ensemble des faits qu'il faut chercher la pensée qui les a dirigés dans une question aussi délicate; c'est là seulement qu'il faut chercher la vérité.
Source : Gallica

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