George Sand,
les ailes de courage
“ Il ne peut pas voir sans crier le tailleur qui vient faire nos habits, parce qu’il est bossu. Un chien qui grogne, une vache qui le regarde, une pomme qui tombe, le voilà qui s’envole. On peut bien dire que c’en est un qui est venu au monde avec des ailes de la peur attachées aux épaules. — Ça passera, ça passera, répondit l’oncle Laquille, — c’était le nom du marin ; quand on est enfant, on a des ailes de peur ; plus tard, il vous en pousse d’autres. Ces paroles étonnèrent beaucoup le petit Clopinet. — Je n’ai point d’ailes, dit-il, mon papa se moque ! ”
