Résumé

R. Radau Un Naturaliste dans l’archipel malais

Nous sommes habitués à admettre, dit M. Wallace, que notre race, qui est supérieure à toutes les autres, a fait des progrès et en fait encore tous les jours. Il faut donc qu’il y ait un état de perfection absolue, un dernier but que nous n’atteindrons pas, mais dont nous devons sans cesse approcher. Quel est cet état idéal de la société ? Nos plus grands penseurs sont d’accord pour le chercher dans la liberté individuelle et dans le self-government, résultat du développement équilibré de nos facultés morales, intellectuelles et physiques.
Source : Wikisource

R. Radau Un Naturaliste dans l’archipel malais

On comprend sans peine les jouissances qu’un naturaliste passionné doit éprouver au milieu d’une nature si riche et encore si peu connue, où chaque heure apporte une découverte, où chaque pas mène à un trésor. Il arrive à M. Wallace de parler de ses captures avec une émotion rétrospective qui trahit la vocation. Dans l’île de Batchian, une des Moluques, il avait aperçu pendant l’une de ses promenades un énorme papillon de la famille de ces ornithoptères aux ailes garnies de plumes qui sont l’orgueil des tropiques d’Orient.
Source : Wikisource

R. Radau Un Naturaliste dans l’archipel malais

M. Wallace saisit sa carabine, toujours Chargée, appelle deux indigènes qui se trouvaient dans la maison, et s’élance dans la direction de la route au bord de laquelle l’animal s’était montré ; le domestique suivait avec des munitions. On ne vit d’abord rien ; mais au bout de quelques minutes un léger bruit dans les feuilles attira l’attention des indigènes, et bientôt se montra sur une branche élevée un gros corps velu, au poil roux, et une large face noire. L’orang regardait en bas, comme étonné du bruit qui se faisait au pied de l’arbre.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature