Marius Chabaud, Madagascar, impressions de voyage (1893)
“ Nous traversons, à une heure vingt, le petit village cl'Anclranokobaka perdu au milieu de la plaine de Moramanga. Le paysage change tout à coup. Nous franchissons quelques monticules couverts de bois ombreux, et nous atteignons, vers quatre heures de l'après-midi, les bords du Mangoro. C'est une rivière d'environ soixante à soixante-dix mètres de largeur, qu'il faut passer avec la plus grande prudence sur de légères pirogues, car nos écrevisses d'Europe y sont remplacées par de magnifiques caïmans qui ne demandent qu'à nous happer au passage. ”
