Résumé

A. C. T. Revue des Deux Mondes

L’absolu, le tout primitif, se manifeste à l’individu, dans la nature, et se développe simultanément dans l’ordre réel et dans l’ordre idéal. Ce qui veut dire en français que la matière inerte ou organisée, l’instinct de la brute ou l’élan sublime de la pensée humaine, ne sont que des évolutions variées d’une seule et même substance ! L’homme est un monde en abrégé, en qui se réfléchissent les merveilles de l’univers entier. Enfin l’absolu, se saisissant, se sachant, se comprenant en tant qu’absolu, tel est, suivant M. Schelling, le dernier mot de la philosophie !
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Que les Chinois aient reconnu la propriété fulminante d’un certain mélange, il n’y a pas là grand mérite. On prétend même que la constitution géologique de quelques terrains a dû hâter cette découverte. Mais deviner le mécanisme de l’explosion, calculer la force de transition du corps solide à l’état gazeux, faire servir cette dilatation au jet d’un projectile, voilà l’œuvre du génie que les Chinois n’ont pas même soupçonnée avant le xvie siècle. Relativement à l’imprimerie, on pourrait dire que c’est la mobilité des caractères qui en fait un merveilleux instrument de civilisation.
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C’est que la littérature, ne reposant pas sur des bases inattaquables, n’est pas une science dans toute la rigueur du mot. On ne commettait pas de semblables inadvertances dans ce moyen-âge que par habitude on appelle encore barbare, mais où l’on avait un grand respect pour le mot, parce qu’il était alors la manifestation d’une idée. Dans l’Université primitive, on ne prenait que le titre de maître ès-arts dans la première faculté, où l’on étudiait la grammaire, la dialectique et la géométrie, que l’on ne considérait que comme des instrumens pour atteindre la vérité.
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