Mariano José de Larra y Sanchez de Castro

Résumé

Mariano José de Larra y Sanchez de Castro Le Pauvre petit causeur, revue satirique de moeurs… (1870)

Nous le répétons à grands cris : instruction, éducation pour ce public ; instruction saine, oui, religieuse, morigénée, mais instruction enfin. Les ennemis de l'instruction ont toujours voulu la peindre comme préjudiciable ; certainement, si elle est mal dirigée, c'est un poignard dans les mains d'un enfant. Mais quand elle est établie sur la religion, sur la vertu et sur la vraie sagesse, alors elle ne peut être autre chose qu'un bien pour tous ; alors seulement elle peut conduire l'homme à connaître ses vrais intérêts en société, puisqu'il ne peut vivre d'une autre manière.
Source : Gallica

Mariano José de Larra y Sanchez de Castro Le Pauvre petit causeur, revue satirique de moeurs… (1870)

Nous ne comprenons pas en réalité pourquoi un auteur serait maître de sa pièce ; la vérité est que, dans la société, il semble, à première vue, que chacun doive être maître de son bien ; mais cela ne s'applique en aucune façon aux poètes. Le poète est un animal né, comme le singe, pour divertir publiquement les autres, ses choses ne sont pas les siennes, mais bien celles du premier qui met la main dessus et se les adjuge. Jolie raison que celle qui dit que le poète a fait une comédie pour qu'elle soit à lui!
Source : Gallica

Mariano José de Larra y Sanchez de Castro Le Pauvre petit causeur, revue satirique de moeurs… (1870)

Est-ce celle qui condamne au blâme éternel l'homme juste refusant d'aller sur le terrain verser son sang pour le caprice ou l'imprudence d'un autre, qui peut-être vaut moins que lui? Est-ce celle qui au théâtre et dans la société bafoue les créanciers pour le plus grand bien des escrocs, et marque de l'opprobre l'existence et le nom du mari qui a le malheur d'avoir une folle ou autre chose de pire pour femme? Est-ce celle qui honore et encense celui qui vole beaucoup sous le nom de seigneur ou de héros, et sanctionne la mort infamante de celui qui vole peu?
Source : Gallica

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