Amédée Gouet

Résumé

Amédée Gouet La Noblesse de nos jours (1864)

Une femme, une jeune fille ne doit pas laisser lire sur sa figure ce qui se passe dans son âme.
— Mais... dit Lucile troublée.
— Ce n'est pas à sa mère qu'on en fait accroire... interrompit Mme Mathieu. Au surplus, je comprends ton émotion, A ton âge et dans ta position, j'aurais été, comme toi, fière et heureuse...
— Fière et heureuse ! O ciel ! fit Lucile avec douleur.
— Tu m'as obligée de me lever avant le jour pour m'entraîner au milieu des bois. Penses-tu que je ne devine pas le secret de cette grande... impatience, puisque, te dis-je, le marquis m'a tout raconté.
Source : Gallica

Amédée Gouet La Noblesse de nos jours (1864)

Le marquis est un vrai chevalier. J'espère qu'il triomphera.
— De grâce... fit Lucile au supplice.
— Il t'aime, chère enfant, continua Mme Mathieu sans s'émouvoir. Il t'aime à te sacrifier sa vie. Du côté du comte, c'est au contraire un amour sans espoir. Souviens-toi que la comtesse de Kernoë a repoussé dans son inflexible orgueil toute pensée d'alliance.
Un bruit de feuilles remuées fit tressaillir les deux femmes. Elles se retournèrent et virent arriver du côté de la clairière, la comtesse, suivie de Chalus.
— Le marquis n'est pas encore arrivé, disait le vieux serviteur.
Source : Gallica

Amédée Gouet La Noblesse de nos jours (1864)

Lucile sortit de la bibliothèque et se trouva en présence de l'artiste qui arrivait.
Robert paraissait heureux ; son visage rayonnait de joie.
—Tendre amie, dit-il à Lucile, vous aviez raison : votre vue est un présage de bonheur. La roue de la fortune a tourné : parti le front chagrin et l'âme découragée, je reviens, voyez : le sourire aux lèvres et l'espérance au coeur.
— Robert... fit Lucile avec tristesse.
— Ainsi est la vie, pluie et soleil ! Dans ce moment la joie m'inonde. Tout autour de moi s'éclaire et marche avec un succès qui me confond.
Source : Gallica

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