Léopold Stapleaux

Élements biographiques

Léopold Stapleaux Le roman d'un père (1878)

J'ai horreur de moi, je vous chéris et je vous hais ! Ah ! Marguerite, Marguerite ! pourquoi faut-il que nous soyons à jamais séparés ? pourquoi faut-il que tout en moi me dise : « Aime-la ! » et que tout hors de moi me crie : « Fuis-la ! ton adoration est un crime. »
– Vous vous condamnez vous-même.
– Je vois l'abîme, mais j'en ai le vertige ; il me fascine, il m'entraîne, car, malgré tout, ma vie c'est toi, mon but c'est toi ! En vain un serment me lierait, j'appartiens au mal. Adieu !
Richard, du courage ! écoutez-moi.
Source : Gallica

Léopold Stapleaux Sergent l'empoisonneur : l'affaire du château de Clamelle (1882)

J'ai tant souffert, que je dois à mon courage, comme au respect du nom que je porte, d'épargner là haut, au marquis de Clamelle l'horrible douleur de voir de nouveau son nom traîné dans la fange. Tu sais aujourd'hui que tu as eu raison de ne jamais me croire coupable et ma Geneviève, ma fille bien-aimée, n'a pas plus douté que toi, de mon honneur et de ma loyauté, c'est là le principal. Qu'importe que le monde apprenne un jour qu'au lieu d'André de Clamelle, c'est Achille qui était l'empoisonneur, puisqu'Achille a dû se tuer.
Source : Gallica

Léopold Stapleaux Les cocottes du grand monde (3e édition… (1879)

Karl baissa les yeux et en une seconde comprit que celle qui venait de lui adresser cette question méritait une attention toute spéciale.
Le domino ou plutôt la femme qui venait de s'adresser au baron était d'une rare élégance et tout ce
qu'on pouvait découvrir ou, pour mieux dire, deviner d'elle, était adorable.
Des flots de la dentelle noire qui encadrait son capuchon, s'échappaient de petites mèches soyeuses et blondes comme n'en possèdent que quelques créatures aussi rares que privilégiées. L'œil était grand, limpide, d'azur, frangé d'un velours de même nuance que la chevelure.
Source : Gallica

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