Léopold Stapleaux

Résumé

Léopold Stapleaux Les Courtisanes du Second empire… (1871)

Or, sans appuyer davantage, il se trouvait tout près de l'Empereur deux cliques atrocement montées l'une contre l'autre : la clique Morny ; la clique Mocquart.
Les deux chefs, intimes au même degré, approchant « le patron » avec des facilités identiques, se seraient arraché les yeux, n'était le respect humain et la crainte des réprimandes.
A tour de rôle, ils dominaient; mais le dominateur du moment, pour assurer son règne, avait l'obligation — tout n'est pas rose! — de pactiser avec une autre clique tracassière, inquiète-et capricieuse: la clique de l'Impératrice.
Source : Gallica

Léopold Stapleaux Les Courtisanes du Second empire… (1871)

Mais la délicatesse est dans le sang, et Mocquart en apportait si bien dans tout ce qu'il faisait, qu'on le soupçonnait, à la cour, d'y mettre de l'affectation.
Cependant tout cela était bien ordinaire. Honorer de bontés souveraines la femme d'un ministre, d'un général, d'un ami, cela se voit partout et tous les jours. On n'y a jamais que des dames, et le maître assez souvent soupirait. « Coeur qui soupire n'a pas ce qu'il désire, » dit le proverbe.
Source : Gallica

Léopold Stapleaux Les Courtisanes du Second empire… (1871)

En un mot, elle pensa se réhabiliter d'une façon quelconque, ne fût-ce qu'aux yeux de son seigneur, en se mettant- à sa merci, les yeux fermés, comme un jouet.
De ce moment, Margot ne s'appartint plus; toutes ses actions, toutes ses paroles lui furent indiquées, comme un rôle, par le metteur en scène de la comédie qu'il s'agissait de jouer : l'aimable Mocquart, dont, je le répète, la comédie était le plus grand travers.
Source : Gallica

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