Résumé

Mémoires Secret du Second Empire (1871)

L'empereur est un héros du cirque, c'est pourquoi tout ce qui est théâtral l'impressionne. L'attitude, le geste, la phrase, la scène tout entière ressemblait à un mélodrame, nous l'avons vue vingt fois au boulevard, il donna la réplique avec autant de feu que Laferrière, s'avoua vaincu, tomba à genoux et se mit à la merci de la noble dame.
On n'est pas plus chevaleresque, en vérité.
Les paroles s'échangèrent en cette nuit mémorable, rien ne pouvait racheter un pareil affront que la promesse, que la foi jurée de réparer une erreur impardonnable à tout autre qu'un mari.
Source : Gallica

Mémoires Secret du Second Empire (1871)

La comtesse et sa mère furent invitées à venir au château, on leur en fit les honneurs de manière à les convaincre qu'il ne tiendrait qu'à elles d'y rester.
Napoléon n'était pourtant pas seul en villégiature. Il était alors en liaison avec une femme qui l'a véritablement aimé, qui fut la compagne de ses jours difficiles et qui n'eut de ses grandeurs qu'un reflet doré, bien dû à son désintéressement primitif et à son dévouement sans bornes. Il est à remarquer que pendant toute sa vie l'empereur n'eut presque que des maîtresses étrangères.
Source : Gallica

Mémoires Secret du Second Empire (1871)

Elle se débanda, se fondit dans les coteries, et le mérite de ses efforts s'échappa en fumée.
Restaient les couturiers, cette autre plaie, que la misère générale va fermer, nous l'espérons, ce sera un dédommagement.
On ne peut se faire une idée de ces établissements, si on ne les a pas vus. Il est nécessaire de décrire ces espèces non classées jusqu'à nous et qui sans doute ont déjà disparu.
Un couturier à la mode était un autocrate, aux arrêts souverains, à qui rien ne résistait dans sa spécialité. Il décidait de la beauté, de la grâce, de l'élégance de ses sujettes.
Source : Gallica

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