Résumé

Souvenirs et impressions de 1851 à 1870 (1879)

Dans toutes les consciences qui n'étaient pas aveuglées ou corrompues sans retour, il y eut un effort suprême de clairvoyance; chacun réunit ses souvenirs comme on rassemble les pièces d'un procès ; la vérité en sortit accusatrice : nous nous étions livrés ! et de cette abdication d'un peuple aux mains d'un gouvernement corrupteur, la France tombait épuisée, désorganisée, envahie.
Ceux qui ont pu juger l'Empire dès son avénement ne savent pas quel fut ce poison pour la génération qui s'en nourrit dès l'enfance
Source : Gallica

Souvenirs et impressions de 1851 à 1870 (1879)

Ce sera une chose bien étonnante dans la suite, et certainement unique au temps des chemins de fer et des télégraphes, qu'un peupie à la tête de la civilisation par l'élite de ses savants, ses littérateurs, ses artistes, par son théâtre et son luxe, voyant s'écrouler en un jour l'apparente prospérité dont il jouit, sous l'effort d'un mécanisme armé formidable, qui l'envahit comme la marée monte, brisant les obstacles, et s'avançant toujours, avec ses deux forces unies, la science et le nombre.
Source : Gallica

Souvenirs et impressions de 1851 à 1870 (1879)

Cette douceur rêveuse qui caractérisait l'homme de décembre était une singulière anomalie dans le système qui l'avait élevé et maintenu ; le contraste tourna à son profit, on l'innocenta de toutes les mesures fâcheuses et brutales; son entourage portait seul le blâme et c'était plaisir d'entendre les sages du public des satisfaits répéter avec un certain air prophétique et sentimental : « L'entourage de l'Empereur est bien mauvais, il lui sera fatal. »
Source : Gallica

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