Résumé

Eugène Bure d'Orx Études sur le gouvernement de la France (1864)

Malgré le droit de paix ou de guerre décerné à l'Empereur par la Constitution, c'est en réalité, et par la logique des choses, la nation même qui déclare la guerre.
Qui en paie les frais? La nation. Qui en court les risques? La nation. Qui subit les sanglantes épreuves de la victoire ou de la défaite? Le soldat, qui, s'il survit et qu'il rentre dans ses foyers, n'oubliera pas qu'il est électeur, et demandera des comptes à son général en chef, c'est-à-dire au Gouvernement.
Source : Gallica

Eugène Bure d'Orx Études sur le gouvernement de la France (1864)

Il n'y a en ce monde qu'une seule habileté qui soit efficace : c'est celle de la justice et. de la vérité. On s'attache les foules ignorantes par la satisfaction des
besoins matériels; on ne s'attache la partie éclairée d'une nation que par la satisfaction des jouissances intellectuelles et morales.
La vie à bon marché, puis à bon marché aussi l'instruction qui fait aspirer à des jouissances moins grossières, voilà pour les masses : la vie à bon marché et des jouissances supérieures aux jouissances matérielles, n'est-ce pas tout ce qu'on peut promettre à un ignorant ?
Source : Gallica

Eugène Bure d'Orx Études sur le gouvernement de la France (1864)

Est-il indispensable que l'État se fasse professeur? L'Enseignement par l'État est nécessairement un enseignement faussé, parce qu'il ne peut pas être sincère. Il est impossible de discipliner les esprits qui pensent, et la discipline de l'Université n'est qu'une hypocrisie, ou bien elle est la condamnation même de cette Institution. Le Souverain qui abolira cette Institution rendra la force aux véritables études, parce qu'il aura détruit un monopole qui n'a sa raison d'être que dans une tradition.
Source : Gallica

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