Léopold Stapleaux

Résumé

Léopold Stapleaux Mémoires secrets du Second empire (1871)

L'empereur est un héros du cirque, c'est pourquoi tout ce qui est théâtral l'impressionne. L'attitude, le geste, la phrase, la scène tout entière ressemblait à un mélodrame, nous l'avons vue vingt fois au boulevard, il donna la réplique avec autant de feu que Laferrière, s'avoua vaincu, tomba à genoux et se mit à la merci de la noble dame.
On n'est pas plus chevaleresque, en vérité.
Les paroles s'échangèrent en cette nuit mémorable, rien ne pouvait racheter un pareil affront que la promesse, que la foi jurée de réparer une erreur impardonnable à tout autre qu'un mari.
Source : Gallica

Léopold Stapleaux Mémoires secrets du Second empire (1871)

L'amour de la comtesse s'embellit de tous les charmes du danger bravé. Le mystère et le péril sont les moteurs sûrs et romanesques d'une liaison de ce genre. On sort ainsi de la monotonie habituelle, les baisers conquis ont une saveur qu'ignorent les tranquillités de la possession.
Un soir, l'empereur vint plus tard que de coutume, la nuit commençait à tomber, on n'avait pas encore éclairé l'escalier.
Source : Gallica

Léopold Stapleaux Mémoires secrets du Second empire (1871)

Dès qu'il eut le pied en France, il comprit qu'il en deviendrait le maître et dès lors il mena la vie à grandes guides, sans s'inquiéter du blâme ou de l'approbation; son esprit, indépendant, se fit un plan de domination, dont il ne se départit plus, tant qu'il conserva la plénitude de ses forces.
Napoléon fut nommé président de la république ;
il entra à l'Elysée en attendant les Tuileries. Ce fut
peut-être le temps de sa vie où il s'amusa le plus.
Dégagé de représentation et d'étiquette, il jouit
d'une liberté entière et en usa amplement.
Source : Gallica

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