Jules Noriac,
Les gens de Paris
(1867)
“ Joueur d'orgue. Celui qui attribue à son talent l'effet que produit son nez : Joueur d'orgue. Celui qui, à force de charges, de contorsions, de grimaces ridicules, parvient à exciter le rire du cintre, et rentre enchanté en son logis : Joueur d'orgue. Il y a sur le boulevard un monsieur qui ressemble à s'y méprendre à M. Mirès, ce qui ne veut pas dire qu'il fasse concurrence à l'Apollon du Belvédère. Pourtant sa physionomie est intelligente, ses yeux noirs petillent on ne sait pourquoi. Il s'habille comme M. Mirès, il marche comme M. Mirès, et il n'ôte jamais son chapeau, comme M. Mirés. ”
