Résumé

Le siège de Paris : retraite des allemands… (1872)

Elle parcourt nos campagues comme une troupe de loups-cerviers, mais
elle y trouve le vide; à mesure qu'elle avance, les populations se retirent, chassant leurs bestiaux devant elles, incendiant les récoltes qu'elles ne peuvent emporter, laissant derrière elles l'espace désert.
Cette armée, si sûre de vaincre, ne rencontre pas d'ennemis; elle craint un piège, hésite, vit difficilement, marche avec circonspection, et quand, lassée d'attendre, elle s'aventure enfin à grande distance, elle se heurte à d'insurmontables obstacles, et si elle tente de les franchir, elle est décimée.
Source : Gallica

Le siège de Paris : retraite des allemands… (1872)

Certes, ces conceptions portaient l'empreinte d'un génie profondément organisateur. Avoir en quelques jours, dans des circonstances aussi difficiles, dompté l'émeute, assuré l'alimentation d'une population de deux millions d'hommes, discipliné, créé une armée de huit cent mille combattants, pourvu à tous ses besoins, à son instruction, à son armement, assuré la défense, c'était là une œuvre digne d'admiration. Eh bien, ce n'était pas assez au gré des impatients : les plus découragés la veille encore étaient les plus dénigrants : - Pourquoi ne marche-t-on pas à l'ennemi?
Source : Gallica

Le siège de Paris : retraite des allemands… (1872)

Quand ils crurent les positions suffisamment préparées, ils lancèrent leur infanterie à l'assaut des tranchées qui reliaient Avron à Saint-André : c'était le côté faible. Le combat était acharné. Le maréchal, au milieu des combattants, les soutenait, les encourageait.
Courage, mes enfants, la patrie a les yeux sur vous !
Tous rivalisaient d'ardeur; les aumôniers emportaient les blessés, les femmes les soignaient dans les ambulances; pas un homme ne quittait les rangs; l'acharnement des assaillants montrait assez le prix qu'ils attachaient au succès.
Source : Gallica

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