Portrait de Théophile Anger Théophile Anger Notes de guerre, de Théophile Anger… (1914)

L'Empereur se lève de table au milieu du dîner et une heure après nous recevons l'ordre de partir immédiatement pour Sedan. Je n'ai jamais rien vu de plus triste que cette retraite ou cette fuite. Nous partons au milieu d'une nuit très obscure, un homme avec une lanterne nous précède et nous sortons par une porte de derrière seuls, un à un, mornes, silencieux. Nous arrivons à la gare où au bout d'un quart d'heure arrive un train spécial qui doit nous emmener à Sedan. Si l'obscurité de la nuit eût permis de voir les visages, plus d'un aurait été vu les larmes aux yeux et la honte au front.
Source : Gallica

Portrait de Théophile Anger Théophile Anger Rapport sur les services rendus par l'ambulance de feu le marquis de Hertford… (1871)

Pendant ces dix jours de combats et de bombardement sur le plateau d'Avron, partout où il y avait un blessé à secourir, un devoir à remplir, ils y allaient modestement, simplement, en hommes de cœur et d'énergie. Ne cherchant pas le danger par bravade, mais l'affrontant sans peur, ils ont déployé dans cette campagne un courage d'autant plus méritoire, qu'il est plus méconnu, et trop souvent insulté.
Source : Gallica

Portrait de Théophile Anger Théophile Anger Notes de guerre, de Théophile Anger… (1914)

Je cours du champ de bataille à l'ambulance dirigeant les secours, activant le transport des blessés, et aiguillonnant le zèle de tout mon personnel qui d'ailleurs s'acquitte de ses devoirs avec une intelligence, un courage et un dévouement qu'en mon for intérieur je ne puis moi-même m'empêcher d'admirer.
Notre succès ne devait pas être de longue durée, les Prussiens chassés du village s'étaient retranchés dans un parc entouré de murs et de fossés comme une forteresse. Au lieu de les tourner, on perd du temps à les attaquer de front.
Source : Gallica

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