J. Janicot

Élements biographiques

J. Janicot Varia (1879)

Si le chien qui a la rage ne mord pas au commencement de la maladie, cependant il change d'humeur.
Il devient triste, sombre.
Il cherche la solitude et se retire dans les coins les plus obscurs. Mais il ne peut rester longtemps en place : il est inquiet et agité. Il va et vient, se couche et se relève, rôde, flaire, cherche, gratte avec ses pattes de devant. Ses mouvements, ses poses et ses gestes semble dire que, par moment, il voit des fantômes, car il mord dans l'air, s'élance et hurle comme s'il s'attaquait à des ennemis réellement existants.
Source : Gallica

J. Janicot Trois mois d'ambulance aux armées de la Loire et de l'est… (1871)

« Il n'est pas difficile de conduire les troupes au feu, mais de les faire vivre et de les conserver, » a dit avec raison le maréchal Bugeaud. Pourquoi le service qui a pour objet de conserver et de faire durer le soldat n'aurait-il pas une existence indépendante et des chefs admis à travailler directement avec le commandant de l'armée ? Est-ce qu'un avis donné à propos sur la nature du terrain, des eaux, de l'alimentation, ne peut pas sauver la vie ou la santé de milliers d'hommes, et contribuer à la victoire, tout autant que les sages conseils d'un chef d'artillerie?
Source : Gallica

J. Janicot Trois mois d'ambulance aux armées de la Loire et de l'est… (1871)

A 15 kilomètres de Bellegarde, nous entendons tonner le canon dans le lointain. Le vent, la solitude, le calme profond de la campagne qui nous entoure, apportent, bruyantes à nos oreilles, ces détonations dont l'air est ébranlé. Involontairement, on se sent remué, et tout ce qu'il y a de sensibilité dans l'âme frissonne. Le canon ! cela veut dire que des hommes se tuent et demandent au calcul le moyen d'attenter efficacement à ce qu'il y a de prus sacré ici-bas, la vie humaine. Le canon! c'est bien toujours la dernière raison des rois; la dernière raison de ceux qui n'ont pas de raisons.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature