J. Janicot

Varia (1879)

Résumé

J. Janicot,  Varia (1879)

“ Si le chien qui a la rage ne mord pas au commencement de la maladie, cependant il change d'humeur.
Il devient triste, sombre.
Il cherche la solitude et se retire dans les coins les plus obscurs. Mais il ne peut rester longtemps en place : il est inquiet et agité. Il va et vient, se couche et se relève, rôde, flaire, cherche, gratte avec ses pattes de devant. Ses mouvements, ses poses et ses gestes semble dire que, par moment, il voit des fantômes, car il mord dans l'air, s'élance et hurle comme s'il s'attaquait à des ennemis réellement existants.
”
Source : Gallica

J. Janicot,  Varia (1879)

“ A l'étuve, à l'eau froide et à Ahmed-ben-Zaro, le masseur noir, ou à son frère blanc, Alexis, un cuirassier superbe. ArakTaieb ! Et que vos deux millions et demi de glandes sudoripares, coulant la sueur à pleins bords, rétablissent l'équilibre dans ce budget de votre santé qui se solde par un excédant dangereux des recettes sur les dépenses.
Arak-Taieb ! A vous enfin, forçats volontaires ou involontaires de cette vie parisienne qui fait du jour la nuit et de la nuit le jour, du gaz et de la Lune son Soleil, et qui est à une existence normale ce que la
fièvre est à la vie.
”
Source : Gallica

J. Janicot,  Varia (1879)

“ Reçu docteur en médecine en 1843, Claude Bernard ne quitta pas le modeste laboratoire du Collége de France où il prarait les expériences du cours de Magendie. Il y donnait, pour vivre, des leçons aux étudiants et médecins étrangers qui venaient faire ou compléter leur éducation scientifique à Paris. C'est dans ce petit laboratoire, pauvre, nu, délabré, hélas , aujourd'hui à peu près comme il l'était au temps de Magendie, que Claude Bernard a véritablement fondé la physiologie expérimentale, science qui a pris, dans ces vingt dernières années, un développement extraordinaire. ”
Source : Gallica

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