Animal errant

Définition et enjeux

Anonyme L’Abécédaire du petit naturaliste

Une face mobile, une gueule ensanglantée, une langue pendante, une voix rugissante, un grincement de dents continuel, tels sont les signes apparens de cette méchanceté noire qui met en mouvement tous les ressorts organiques de cet animal vorace : troupeaux domestiques bêtes sauvages, petits éléphans, jeunes rhinocéros, rien n’échappe à ses poursuites. Il s’élance par bonds sur sa proie, plonge sa tête dans l’animal qu’il éventre, en suce le sang avec avidité, semble regretter celui qui se perd par effusion.
Source : Wikisource

Portrait de Eugène Casalis Eugène Casalis Mes souvenirs (1886)

On les redoute extrêmement, parce qu'ils fondent avec une impétuosité brutale sur quiconque ose les regarder en face. Dans un de leurs chants de chasse, les naturels disent de cet animal : « Lorsqu'il s'élance sur vous en beuglant, il vous enlève les poumons, le foie et les entrailles. » Il est inexorable dans sa colère, et il arrive parfois que lorsqu'on est parvenu à lui échapper en grimpant sur un arbre, il se couche au pied et reste là pendant des heures entières.
Naturellement, dans l'étude que nous faisions du règne animal, l'intérêt le plus palpitant se rattachait aux bêtes féroces.
Source : Gallica

Portrait de Pamphile Lemay Pamphile Lemay L'affaire Sougraine

Les hommes sans pitié le conduiraient à l’échafaud, la bête le dévorerait tout vif... Après tout, s’il ne bougeait plus, s’il demeurait là, immobile comme un cadavre, l’animal l’oublierait peut-être, ou lui pardonnerait de l’avoir troublé dans son repaire.
Source : Wikisource

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