Résumé

Portrait de Jean Richepin Jean Richepin Lettres d'un chien errant sur la protection des animaux… (1888)

La chasse est une nécessité souvent cruelle dans la pratique, mais c'est une nécessité, sous peine de voir le sol et les récoltes envahis par les animaux destructeurs ou dangereux; la forêt et la plaine deviennent à certaines époques de vrais champs de bataille, où nous marchons bravement à l'ennemi, un peu comme le soldat que grisent l'odeur de la poudre et le bruit des fanfares ; à nous les périls mais à d'autres le profit et l'honneur.
Quand ils ont manqué une pièce de gibier, quelques chasseurs, et des plus crânes, ont la cruauté de tirer froidement le second coup sur leur chien
Source : Gallica

Portrait de Jean Richepin Jean Richepin Lettres d'un chien errant sur la protection des animaux… (1888)

Quant au cocher de fiacre, je n'en dirai que quelques mots, vous connaissez assez le sujet pour lui avoir donné de gros pourboires dans l'espoir d'obtenir ses bonnes grâces parce que vous le craignez; c'est bien souvent un être dévoyé, fainéant, goinfre et hargneux que le travail des champs a effrayé; il frappe pour faire du mal, il conduit brutalement et sans expérience, et vous ne trouverez pas dans la corporation dix pour cent de gens du métier; à ses yeux le fouet est un instrument de torture dont le manche servira à cogner alternativement sur sa bête et sur son client.
Source : Gallica

Portrait de Jean Richepin Jean Richepin Lettres d'un chien errant sur la protection des animaux… (1888)

Dans sa fatuité, le dompteur ne croit pas au péril; il est sûr de lui, il est plus « malin » que les autres et il a fait une sorte de gageure, comme cette brute qui essayait de couper avec ses dents la tête d'un petit chat vivant introduite dans sa bouche, ou bien cet autre idiot qui avalait des pièces de 5 francs en argent.
Je suis convaincu que dans le cas qui m'occupe la brutalité est absolument inutile et maladroite, et que c'est elle principalement qui provoque les représailles de la part des animaux maltraités, et,
comme toujours, les intéressés ne le comprennent pas.
Source : Gallica

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