Georges Bastard

Résumé

Georges Bastard,  Paris qui roule (1889)

“ C'est pourquoi il conduit par à peu près, allant d'un bord et de l'autre, les rênes flottantes, occasionnant de brusques arrêts ou de pénibles soubresauts, lorsque les roues enferrées du char fringallent en patinant sur les rails d'acier.
C'est pourquoi il effraie les promeneurs placides en tournant trop court au coin des rues ou en rasant trop près la borne du trottoir. C'est pourquoi sans sujet, par caprice, il lance à fond de train son animal, qui tombe efflanqué, au milieu d'un encombrement, en renversant les femmes, écrasant les enfants, tuant les vieillards.
”
Source : Gallica

Georges Bastard,  Paris qui roule (1889)

“ Quoique Henri IV ne possède qu'un carrosse, car il écrit un jour : « Je ne sçaurois
vous aller voir aujourd'hui parce que ma femme se sert de ma coche », le nombre des voitures augmente sous son règne. L'usage de ces chariots, qui gagnent comme forme et comme élégance, devient même assez fréquent, car les femmes de la bourgeoisie commencent à s'en servir.
En 1599, le futur maréchal de Bassompierre rapporte d'un de ses voyages un carrosse fermé de glaces; mais cette mode dispendieuse, qui n'est pas à la portée de toutes les bourses, ne trouve guère d'imitateurs.
”
Source : Gallica

Georges Bastard,  Paris qui roule (1889)

“ En attendant que cette vérification soit.
faite, le flot humain continue de rouler sur les boulevards. Les voitures enguirlandées paraissent à la Fête des Fleurs pompeusement ornées, chacun roulant plus ou moins
sa bosse ici-bas, sur une ou plusieurs rosses, avec ou sans carrosse :
Car rosse convient à carrosse, Et carabosse rime hélas! avec bosse.
Mais, quand vers le soir du 14 juillet, les lourdes batteries d'artillerie reviennent de
la grande revue passée à Longchamps, le soleil décline, et plonge Paris dans les ténèbres. Tout flamboie subitement au milieu de l'immensité insondable.
”
Source : Gallica

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