Armand Dubarry

Résumé

Armand Dubarry L'Alsace-Lorraine en Australie… (1874)

Dans une ferme des bords de la rivière Hawkesbury vivait un kanguroo géant apprivoisé, qui jouissait d'une pleine liberté, ne se plaisait qu'en compagnie de ses maîtres et avait contracté de singulières habitudes. Un étranger arrivait-il à la ferme, il courait à lui, de l'air le plus caressant, le plus innocent, posait ses pattes de devant sur ses épaules, et ramenant prestement sa queue, lui en donnait un vigoureux croc-en-jambe, non par méchanceté, mais pour le dévaliser, pour visiter ses poches et y chercher du sucre, des bonbons, des confitures, dont il était friand.
Source : Gallica

Armand Dubarry L'Alsace-Lorraine en Australie… (1874)

Chose bizarre, cet étrange animal qu'on nomme le lion de mer, ce monstre auquel la nature a donné la tête et le cri du roi des animaux et refusé des pattes, cet amphibie qui n'a, pour se mouvoir, que des nageoires, qui est poisson de l'extrémité de la queue à la naissance du cou, qui vit dans la mer, qui ne se nourrit que d'habitants de la mer, qui n'est pas taillé pour vivre sur terre, a, dans sa jeunesse, horreur de l'eau, ne sait pas nager et peut se noyer.
Source : Gallica

Armand Dubarry L'Alsace-Lorraine en Australie… (1874)

Nous retournâmes au bivouac avec nos épaves.
Le récit de nos explorations jeta une sombre tristesse parmi notre monde; mais la faim, ce Léthé irrésistible, nous fit oublier nos pensées funèbres, et nous ne songeâmes plus qu'au rôti, qui, suivant les grognements de Ratapia, était cuit à point.
Vers quatre heures, nous nous assîmes par terre près de la cuisine, ayant chacun en main un biscuit, et Cartahu nous distribua à la ronde de superbes morceaux de chèvre ou de cabri, parfaitement salés (nous avions une provision de sel dans notre tonneau à salaisons) et parfaitement épicés.
Source : Gallica

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