Virus rabique

Définition et enjeux

Portrait de Theodor Billroth Theodor Billroth,  Éléments de pathologie chirurgicale générale (1868)

“ Quant à la transmission du virus rabique à l'homme, il est d'abord consolant que tous ceux qui sont mordus ne deviennent pas enragés, mais que sur vingt cas il n'y en a qu'un où le virus est inoculé. La plupart du temps, la plaie guérit facilement; plus rarement, elle suppure pendant quelque temps, ce qui doit être considéré comme un phénomène favorable; jamais la réaction locale n'est telle qu'elle menace de devenir dangereuse, et, sous ce rapport, le virus rabique se distingue essentiellement de tous les virus décrits jusqu'ici : ce n'est pas un virus phlogogène. ”
Source : Gallica

Jules Eugène Rochard,  Influence que les sciences exactes ont exercée sur l'art de guérir et de conserver la santé… (1890)

“ Il constata ensuite que le virus rabique n'a pas besoin, pour agir, de suivre les voies de la circulation et qu'on tue aussi facilement les animaux, en déposant une parcelle de moelle rabique à la surface de leur cerveau, qu'en l'injectant dans une veine.
Devenu maître de communiquer la rage à volonté et avec toute la précision expérimentale, il s'attacha d'abord à en cultiver le virus. Ne pouvant pas recourir, comme pour le charbon, à des bouillons de culture, puisque le microbe était inconnu, il se servit du corps même des animaux. C'est le lapin qui lui servit de réactif.
”
Source : Gallica

Portrait de Victor Babeş Victor Babeş,  Traité de la rage (1912)

“ La rage est, par excellence, une maladie virulente. Les effets et la nature de son virus sont entourés de tels mystères qu'il est naturel de rechercher si le virus rabique serait lui-même susceptible de manifester des virulences variées. L'expérience nous a montré que la réponse à cette question doit être affirmative. A défaut d'autres méthodes qui sont encore à l'étude, nous avons reconnu que le passage d'un virus rabique par les diverses espèces animales permet de modifier plus ou moins profondément la virulence de ce virus. Lapins, cobayes, poules, singes prennent la rage. ”
Source : Gallica

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