Virus de la rage

Définition et enjeux

Léon-Henri Thoinot,  Hygiène (1890)

“ On comprend en effet que, puisque le virus de la rage est contenu dans la salive de l'animal, celui-ci puisse, en caressant avec la langue, en léchant son maître ou toute autre personne, déposer le virus sur la surface léchée ; si celle-ci offre une petite solution de continuité, telle que plaie accidentelle, écorchure, etc., le virus déposé par la langue de l'animal pénétrera dans l'organisme humain à la faveur de cette solution de continuité, et la rage apparaîtra tout comme si l'animal avait fait une morsure. ”
Source : Gallica

Portrait de Henri Bouley Henri Bouley,  Muséum d'histoire naturelle. Leçons de pathologie comparée… (1882)

“ S'il n'est pas celui de la rage, il n'en existera pas moins pour cela, avec ses caractères propres, bien déterminés par les effets qu'il produit quand on l'inocule ; et alors on devra éviter de confondre ses effets avec ceux du virus de la rage même et de considérer les premiers comme une preuve de la transmission par inoculation de la rage humaine à des animaux.
Le fait actuel est une nouvelle preuve de l'utilité du concours que l'expérimentation peut donner à la clinique pour l'éclaircissement des faits de la pathologie.
La rage humaine est-elle contagieuse?
”
Source : Gallica

Paul-G. Charpentier,  Les Microbes (1909)

“ La rage est une des maladies « qui font le moins de victimes parmi les hommes ; si Pasteur l'a choisie comme sujet d'études, c'est d'abord parce que le virus rabique a toujours été regardé comme le plus subtil et le plus mystérieux des virus, et aussi parce que la rage est pour tout le monde la maladie effrayante et redoutée. Pasteur partageait l'horreur commune ; il pensait que résoudre la question de la rage serait un bienfait pour l'humanité et un éclatant triomphe pour ses doctrines. » ”
Source : Gallica

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