Bernard Abadie

Élements biographiques

Bernard Abadie,  De la rage (1868)

“ En ce qui concerne les animaux, qui est-ce qui prouvera qu'avant ou après ils n'ont pas pu être mordus par un chien réellement enragé? Pour ce qui concerne les hommes, on sait, à n'en plus douter, qu'ils peuvent être atteints d'une affection en tout semblable à la rage, quant aux symptômes, mais qui en diffèrerait par sa non contagion : en effet, de même que la rage, elle serait toujours mortelle. Or, si cette
affection se présente sans que le sujet ait jamais été mordu, on ne voit pas trop pourquoi elle ne pourrait pas exister en coïncidence avec une morsure antérieure.
”
Source : Gallica

Bernard Abadie,  Détermination des mesures capables d'arrêter la propagation des maladies contagieuses… (1881)

“ Aussi ai-je quelque peine à comprendre le langage de personnes pourtant si dignes d'être écoutées, lorsqu'elles disent que quand on détruit pour cause d'utilité publique, ou, pour parler plus exactement, de sécurité publique, un animal atteint de typhus, on ne cause pas à son propriétaire un dommage réel, parce que cette destruction n'est qu'une anticipation de quelques jours sur ce que la mort naturelle doit accomplir. ”
Source : Gallica

Bernard Abadie,  De la rage (1868)

“ En effet, tandis qu'un chien communique la maladie à presque tous les animaux qu'il atteint, tel autre ne déterminera la rage que chez un animal sur six ou sept mordus. Pourquoi le virus se comporte-t-il différemment dans ces cas en apparence semblables ? C'est là une question fort embarrassante. On a observé que le virus semble avoir une plus grande énergie chez le loup que sur le chien, puisqu'on constate une plus forte proportion de cas de rage parmi les morsures du premier que dans celles du second. Cela tient-il à la nature propre à l'animal sauvage ? ”
Source : Gallica

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