Charles Yriarte,
Les prussiens à Paris et le 18 mars…
(1871)
“ Au moment où nous quittons la place par le côté de la rue de Rivoli, cinq ou six cents individus débouchent par le faubourg Saint-Antoine ; ils traînent un malheureux hâve et à demi mort, qu'entourent cinq gardes nationaux armés. — « A l'eau le Prussien ! — A l'eau le mouchard ! »—En une minute toute la foule éparse sur la place se groupe, et voilà plus de dix mille hommes acharnés contre un seul individu. Il fallait un aliment à cette foule, elle l'a trouvé, c'est un Prussien ou un mouchard ; tel est le programme, l'ignorance de ces oisifs ne sort pas de là. ”
