Albert Dumont, Les Mobilisés aux avant-postes
“ Et à côté du courage qui sacrifie les projets d’intelligence, les rêves de philosophie et d’art, combien de ces nombreux soldats doivent briser en un instant les affections les plus étroites, combien tomberont entraînant avec eux le bonheur des âmes dévouées qui les suivent sur le champ de bataille, destinées à périr sans avoir pris part à la lutte autrement que par leurs larmes ! De tout ce qui vivait en nous autrefois, la guerre n’a plus laissé debout que deux sentimens, celui de l’honneur national et du devoir envers le pays, celui du dévoûment à nos fortes affections. ”
