Résumé

F. de Rougemont,  L’Armée prussienne en 1870

“ II Tous les hommes de guerre sont d’accord pour proclamer que la valeur d’une armée dépend surtout de l’esprit qui l’anime. Sous ce rapport, la Prusse peut défier la comparaison avec les autres états de l’Europe. L’armée prussienne est à la fois une démocratie et une oligarchie. Le principe du service militaire obligatoire a son tempérament et son correctif dans l’institution des « volontaires d’un an, » qui a tant contribué à faire accepter l’ensemble du système par les classes les moins disposées en sa faveur. ”
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F. de Rougemont,  L’Armée prussienne en 1870

“ La difficulté était de concilier les complications résultant de ces exemptions avec les exigences du service dans un pays aussi centralisé que la Prusse. Heureusement la landwehr permet d’utiliser chacun des élémens dont l’ensemble doit constituer la force du pays. Cette institution n’est pas seulement une immense réserve d’anciens soldats et un vaste dépôt, elle est aussi un moyen de contrôle, de recrutement, et c’est par elle que l’état procède avec une sûreté infaillible au triage des hommes qu’il juge utile de ne pas appeler dans l’armée active. ”
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F. de Rougemont,  L’Armée prussienne en 1870

“ Si les détails qui précèdent ont bien, fait saisir la nature des élémens dont se composent les forces de l’Allemagne du nord, on doit être frappé de L’étroite corrélation qui existe chez nos voisins entre l’armée et la société civile, comme de l’harmonie avec laquelle toutes les parties actives de la population concourent à la grandeur militaire. L’état d’un peuple si bien disposé pour entrer en lutte est fait pour inquiéter les nations voisines. ”
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