Général Changarnier, Un Mot sur le projet de Réorganisation militaire
“ Au début de notre révolution, nous fûmes aussi souvent vaincus que vainqueurs. Nous dûmes notre salut aux divisions et à l’ineptie de nos ennemis, surtout à l’armée de la monarchie, qui donna à nos braves volontaires de bons exemples, des chefs et le temps d’acquérir de la cohésion et de l’expérience. L’Amérique, à la fin de sa longue guerre civile, a eu, comme aujourd’hui la Prusse, la faveur de la mode. De fort honnêtes gens nous conseillaient alors de congédier la plus grande partie de nos troupes et d’attendre le danger pour imiter l’improvisation militaire des États-Unis. ”
