Antoine de Tarlé

Résumé

Antoine de Tarlé Comment on prépare la défaite… (1913)

D'abord celui-ci : l'armée permanente est inutile; il suffit d'avoir la nation armée, d'ailleurs, sans instruction militaire; à quoi bon? « Savez-vous ce qu'il faut pour faire un bon soldat? disait Jules Simon. Vous ne le savez pas, moi, je le sais : il faut qu'il fasse sortir avec enthousiasme de sa poitrine le cri de Vive la liberté! » Et une autre fois : « Quant à moi, qui ne suis pas militaire, je ne puis m'empêcher de penser que ce n'est pas seulement le soldat qui fait la force d'un pays ».
Source : Gallica

Antoine de Tarlé Comment on prépare la défaite… (1913)

La France est respectée au dehors : l'armée a montré sa valeur, mais les conditions de la guerre étant changées, elles exigent l'augmentation de nos forces défensives, et nous devons nous organiser de manière à être invulnérables. Le projet de loi, qui a été étudié avec le plus grand soin, allège le fardeau de la conscription en temps de paix, offre des ressources considérables en temps de guerre, et, répartissant dans une juste mesure les charges entre tous, satisfait aux principes d'égalité : il a toute l'importance d'une institution, et sera, j'en suis sûr, accepté avec patriotisme.
Source : Gallica

Antoine de Tarlé Comment on prépare la défaite… (1913)

La nation la plus puissante est celle qui irait le plus près du désarmement; une nation ne désarme pas parce qu'elle se sent faible. Voulez-vous savoir pourquoi la Prusse ne désarme pas? Ce n'est pas seulement, parce qu'elle est menacée ou se croit menacée par la France, c'est surtout parce qu'elle est menacée chez elle, parce qu'elle a exercé des droits odieux de conquête, parce qu'elle ne veut pas donner de véritable liberté aux peuples qu'elle a annexés, parce que ses forteresses sont remplies de prisonniers politiques.
Source : Gallica

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