Résumé

A qui la faute ? (1872)

Ce qui importe, ce n'est pas le nombre des soldats, c'est la cause qu'ils ont à défendre. Si les Autrichiens ont été battus à Sadowa, c'est qu'ils ne tenaient pas à vaincre pour la maison de Habsbourg contre la patrie allemande. Oui, Messieurs, il n'y a qu'une cause qui rende une armée invincible, c'est la liberté.
Source : Gallica

A qui la faute ? (1872)

« C'est une paix sinistre que celle dont on parle depuis vingt-quatre heures. »
Lord Lyons à lord Granville. — « L'excitation du public et l'irritation de l'armée étaient telles, qu'il devenait douteux que le Gouvernement pût résister au cri poussé pour la guerre, même s'il était en mesure d'annoncer un succès diplomatique... on sentait... qu'il serait bien difficile d'arrêter la colère de la nation, et l'on pensait généralement que le Gouvernement se sentirait obligé d'apaiser l'impatience, en déclarant formellement son intention de tirer vengeance de la conduite de la Prusse. »
Source : Gallica

A qui la faute ? (1872)

Messieurs, le but principal du projet présenté l'année précédente était de demander une force armée de 1,200,000 hommes. . . . Après les transformations considérables, dues à l'opinion publique, au zèle des membres de la commission, à des concessions faites par le Gouvernement, on en est venu au projet actuel. Mais, on le voit bien, vous voulez toujours une armée de 80,000 hommes, et pour y arriver, vous créez la garde mobile. La loi qui fait cela, ce n'est pas seulement une dure loi : C'est une loi impitoyable qui ne pèse pas exclusivement sur les appelés, mais sur la population tout entière.
Source : Gallica

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