Jeu d'échecs

Définition et enjeux

Portrait de Eugène Chapus Eugène Chapus,  Le sport à Paris : ouvrage contenant le turf… (1854)

“ L'art est souvent stationnaire, mais la science avance toujours; le jeu d'échecs est une science. A cela l'on peut me faire une objection très-grave en apparence, en me citant les trois parties d'échecs jouées simultanément par Philidor, tour de force inouï et qui efface tous les prodiges de l'intelligence humaine. Je m'incline comme tous les amateurs des jeux de haute combinaison devant ce travail surnaturel, et j'avoue que Labourdonnais n'a jamais pu jouer que deux parties sans voir l'échiquier. ”
Source : Gallica

Les français peints par eux-mêmes…

“ Arrivons maintenant à la partie morale du jeu: il serait à désirer que la science de l'échiquier fût cultivée dans les colléges, où nous apprenons tant de choses fastidieuses qui ennuient l'enfant et ne servent pas à l'homme. Il y a au fond du jeu d'échecs une philosophie pratique merveilleuse. Notre vie est un duel perpétuel entre nous et le sort. Le globe est un échiquier sur lequel nous poussons nos pièces, souvent au hasard, contre un destin plus intelligent que nous, qui nous mate à chaque pas. De là tant de fautes, tant de gauches combinaisons, tant de coups faux! ”
Source : Gutenberg

Portrait de Alfred Binet Alfred Binet,  Revue des Deux Mondes

“ D’abord, qu’est-ce qu’un fort joueur ? C’est celui qui possède une grande puissance de combinaison. Le jeu d’échecs est une bataille que deux adversaires se livrent sur un échiquier de 64 cases, au moyen de deux armées qui se composent chacune de 16 pièces ; le but du jeu est de s’emparer du roi de l’adversaire, de le faire mat. Ce qui donne à ce combat une grande complexité, c’est que chaque pièce a une marche particulière, et que le nombre de combinaisons possibles est pratiquement indéfini. ”
Source : Wikisource

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