Aben-Ezra et Aben-Yé’Hia, Délices royales, ou le Jeu des échecs
“ Ce même Roi noir sera cependant plein de gloire quand il aura près de lui un peuple puissant et nombreux. Il s’avancera, précédé de ses serviteurs, gravissant les pentes de la route et bondissant de case en case avec un éclatant courage. Quand les fantassins veulent faire du butin ou des prisonniers, ils peuvent sauter d’une case à l’autre, mais obliquement ; et celui d’entre eux qui, à force de courage, court avec l’agilité d’un cerf et parvient au but de ses désirs, c’est-à-dire à la dernière case, égale alors en légèreté l’aigle du ciel, vole où il lui plaît d’aller, et devient Reine. ”
