Victor Derheimer, Impressions d'un brancardier , par Victor Derheimer (1871)
“ Comprenant à regret qu'il ne peut plus se servir d'une épée, il s'enrôle dans les ambulances de la Société internationale pour toute la durée de la guerre. Le canon gronde, les mitrailleuses crépitent, les balles sifflent. Il s'élance le premier sous le feu en nous entrainant avec lui. Qui ne l'a vu à Châtillon, à Villejuif, à Rueil, à Bagneux, à Champigny, à Montretout, se multiplier de toutes les façons, en donnant sans cesse l'exemple du dévouement le plus entier? Le cœur est son unique mobile et ses jambes ont retrouvé leurs vingt ans ! ”
