Résumé

Victor Derheimer Impressions d'un brancardier , par Victor Derheimer (1871)

Comprenant à regret qu'il ne peut plus se servir d'une épée, il s'enrôle dans les ambulances de la Société internationale pour toute la durée de la guerre.
Le canon gronde, les mitrailleuses crépitent, les balles sifflent.
Il s'élance le premier sous le feu en nous entrainant avec lui. Qui ne l'a vu à Châtillon, à Villejuif, à Rueil, à Bagneux, à Champigny, à Montretout, se multiplier de toutes les façons, en donnant sans cesse l'exemple du dévouement le plus entier?
Le cœur est son unique mobile et ses jambes ont retrouvé leurs vingt ans !
Source : Gallica

Victor Derheimer Impressions d'un brancardier , par Victor Derheimer (1871)

Si j'ai nommé l'amphithéâtre du palais de l'Industrie «l'antichambre de la mort,» c'est qu'hélas ! la camarde effleurait déjà de son souffle mortel beaucoup de ceux que nous amenions dans cet endroit lugubre.
« A demain ! semblait-elle leur dire, à demain !. »
Elle disait vrai : la science en était, les trois quarts du temps, pour ses frais.
Mieux eût valu laisser l'homme mourir au complet.
Source : Gallica

Victor Derheimer Impressions d'un brancardier , par Victor Derheimer (1871)

En vous réitérant ici, messieurs de Flavigny, Serurier et Beaufort, mes excuses pour des lignes où l'appréciation d'un simple brancardier n'est certes point à la hauteur de votre valeur personnelle, permettez-moi de dire cependant une seconde fois à ceux qui les liront que je les ai écrites avec toute la sincérité de mon jugement et le franc-parler d'un homme qui ne flatte pas.
Source : Gallica

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