Léon Genonceaux, Le Tutu, mœurs fin de siècle (1891)
“ Mauri examinait sa future femme. Dieu, qu’elle était grosse ! Jamais il ne se déciderait à en faire sa moitié, lui qui voulait un juste milieu ! Ce qu’une pareille femme devait tenir de place dans la vie d’un homme ! Assise dans son fauteuil, ramassée sur elle-même, elle se fourrait machinalement un doigt potelé dans le nez et en retirait des filaments de roupie qu’elle pétrissait en boulettes. Ensuite, elle mangeait ces boulettes. Mauri en compta dix-sept, qu’elle huma ainsi, à la file, d’une façon charmante. ”
