Résumé

Léon Dupré-Carra Le trésor des équivoques, antistrophes… (1909)

Sous la baguette d’une fée, odieusement perverse et infiniment maligne, l’Afrique est traversée, la Méditerranée franchie, la Sicile enjambée : l’illustre conférencier a transporté ses auditeurs dans la cité de saint Pierre, où il les fait assister, ahuris et scandalisés, dans les appartements — secrets, j’aime à le croire, — de la somptueuse prison Vaticane, à un travail d’un genre éminemment spécial : les copulations laborieuses du pape.
Contrepéterie toujours, irrévérencieuse au premier chef, et destinée à produire, sur les âmes bien pensantes, le plus déplorable effet.
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Léon Dupré-Carra Le trésor des équivoques, antistrophes… (1909)

Je donne cet exemple entre mille, en me servant du nom d’un personnage connu, pour bien montrer que, sans sortir du domaine de l’antistrophe, je pourrais, moi aussi, m’amuser à maquiller des états-civils, et entrer ainsi en lice avec les faiseurs d’anagrammes.
Si nous nous élevons enfin au-dessus des considérations terre à terre de la philologie pour aborder les sphères, autrement sereines, de la philosophie sociale, nous voyons s’ouvrir, plus large encore, le fossé qui sépare l’anagramme de la contrepéterie.
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Léon Dupré-Carra Le trésor des équivoques, antistrophes… (1909)

Le génie français, qui somnolait depuis plusieurs siècles, se réveille, plus vif et plus alerte que jamais, et la manifestation la plus éclatante de cette admirable révolution intellectuelle fut, sans contredit, l’éclosion de ces ingénieuses équivoques, dont Rabelais nous a donné la primeur dans Les faicts et dicts héroïcques dit bon Pantagruel. Les permutations de lettres, jusqu’alors enserrées dans le cercle étroit de l’anagramme, élargissent leur domaine, pour le plus grand bien de l’édification des masses et le plus grand bonheur des « bons compagnons » amis de la franche gaieté gauloise.
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