Donatien Alphonse François de Sade

Donatien Alphonse François de Sade

Résumé

Portrait de Donatien Alphonse François de Sade Donatien Alphonse François de Sade Les 120 journées de Sodome

Pour la Desgranges, c’était le vice et la luxure personifiée, grande mince, âgée de 56 ans, l’air livide et décharnée, les yeux éteints, les lèvres mortes, elle donnait l’image du crime prêt à périr faute de force, elle avait été jadis brune, on avait prétendu même qu’elle avait un beau corps, peu après ce n’était plus qu’un squélete qui ne pouvait inspirer que du dégoût, son cul flétri, usé, marqué, déchiré, ressemblait plutôt à du papier marbré qu’à de la peau humaine. Et le trou en était tellement large et ridée que les plus gros engins, sans qu’elle le sentit, pouvaient y pénétrer à sec.
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Portrait de Donatien Alphonse François de Sade Donatien Alphonse François de Sade Les 120 journées de Sodome (1904)

Il y a tout plein de gens, disait le duc, qui ne se portent au mal que quand leur passion les y porte ; revenue de l’égarement, leur âme tranquille reprend paisiblement la route de la vertu, et passant ainsi leur vie de combats en erreurs et d’erreurs en remords, ils finissent sans qu’il puisse devenir possible de dire précisément quel rôle ils ont joué sur la terre. De tels êtres, continuait-il, doivent être malheureux : toujours flottants, toujours indécis, leur vie entière se passe à détester le matin ce qu’ils ont fait le soir.
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Portrait de Donatien Alphonse François de Sade Donatien Alphonse François de Sade Les 120 journées de Sodome (1904)

En un mot je bande à l’une, dit Durcet, et je sens très peu de chose à l’autre. — Mais faut-il toujours tout rapporter à ses sens ? dit l’évêque. — Tout, mon ami, dit Durcet ; ce sont eux seuls qui doivent nous guider dans toutes les actions de la vie, parce que ce sont eux seuls dont l’organe est vraiment impérieux. — Mais mille et mille crimes peuvent naître de ce système, dit l’évêque. — Eh, que m’importe le crime, répondit Durcet, pourvu que je me délecte. Le crime est un mode de la nature, une manière dont elle meut l’homme.
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