Marcel Bouteron, Revue des Deux Mondes
“ Si l’ange, si moi, n’étions là, pas une main ne serrerait la vôtre, pas un cœur ne s’ouvrirait pour vous abriter ; vous serez trop haut placé un jour. Il faut, Honoré, accepter sa position telle qu’on se l’est faite. L’obscurité n’est plus possible. Portez donc avec calme la couronne d’épines de la gloire, nous vous essuierons le front de temps en temps. Ne me souhaitez rien que la force d’élever mon fils ; moi, j’ai vécu. Je suis appelée à accomplir une grande œuvre : j’ai un homme à faire ! Si à vingt ans, Ivan est une conscience comme je la conçois, je vieillirai doucement. ”
