Résumé

De l'Algérie au Rhin : journal de guerre du 3e tirailleurs de marche (1920)

Dès le débouché de nos vagues d'assaut, des mitrailleuses allemandes crépitèrent çà et là, sans arrêter cependant l'élan de notre ligne en marche; mais, en arrivant aux fils de fer intacts de la tranchée de Moyémont, la gauche du 2e bataillon se heurta à un centre de résistance vigoureusement défendu. La nature du sol (qui s'améliorait au furet à mesure qu'on avançait) permit heureusement de manœuvrer pour le détruire.
Source : Gallica

De l'Algérie au Rhin : journal de guerre du 3e tirailleurs de marche (1920)

Il fallait aussi, et sans cesse, reconstruire ce que l'artillerie adverse détruisait, ce que le gel ou la pluie faisait ébouler. La plupart des abris étaient en outre inhabitables. On vivait nuit et jour dans la boue et dans l'eau.
Quoique désireux de sortir des tranchées marécageuses ou des sombres abris, nos tirailleurs subissaient ces épreuves sans rien perdre de leurs belles qualités militaires, et attendaient, avec impatience, le moment où, sous un beau soleil, ils pourraient jaillir sur l'ennemi la baïonnette haute, la grenade à la main.
Source : Gallica

De l'Algérie au Rhin : journal de guerre du 3e tirailleurs de marche (1920)

Mais la vie n'en était pas moins très dure pour nos hommes, qui avaient devant eux un ennemi agressif. Au bois Saint-Mard, grenades, bombes et minen pleuvaient quotidiennement et à n'importe quelle heure. Tout homme vu était abattu à coups de fusil. Le sous-lieutenant Bouche trouva là une mort glorieuse, atteint d'une balle en plein front pendant qu'il observait les lignes allemandes.
Fréquemment, l'artillerie ennemie bombardait, par surprise, tranchées, boyaux ou villages en ruines (Nervaise, Ollencourt, les deux Tracy) nous causant des pertes sensibles.
Source : Gallica

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