Résumé

Relation détaillée du siége d'Anvers…

Venait ensuite la jeune France, guidée à l'avaut-garde par le prince royal, que suivait en tête de son régiment de lanciers, son frère le duc de Nemours, tous deux impatiens d'imiter un beau modèle, tous deux se rappelant les tendres adieux d'une mère qu'avait seule consolée l'idée qu'ils allaient se rendre en tout semblables à leur père. Les divisions et les brigades étaient commandées par des hommes expérimentés, du nombre de ces braves que peut seul arrêter dans la carrière le repos du pays, et qui n'attendent qu'une occasion pour rehausser encore de nombreux titres de gloire.
Source : Gallica

Relation détaillée du siége d'Anvers…

Alors, ils jettent leurs armes, tombent tous à genoux, en criant : Prisonniers ! bons Français ! prisonniers!... Leur lieutenant seul reste debout, et crie d'une voix ferme : Faites de moi ce que vous voudrez, mais épargnez ma troupe !..— « Nous no venons pas exercer de vengeances, » lui répond le brave colonel du 65e (le colonel Arnaud) , qui était monté à la tête de ses grenadiers avec le capitaine Richepanse ; et la garnison fut amenée prisonnière à Berchem. Quelques hommes s'échappèrent, à ce qu'il paraît, en route, à la faveur de la nuit ; entre autres un officier.
Source : Gallica

Relation détaillée du siége d'Anvers…

Dès le 2, des cheminemens en zigzags entre les forts du Kiel et de Saint-Laurent furent achevés. Les assiégés en vain essayaient des sorties ; ils étaient aussitôt et précipitamment repousses. C'est dans une de ces tentatives qu'une compagnie du 25e se vit tout-à-coup assaillie par une fusillade presque à bout portant, qui heureusement ne blessa que trois ou quatre hommes. A la baïonnette! s'écrie l'officier de tranchée : aussitôt pelles et pioches sont jetées de côté; déjà les Hollandais s'enfuient à toutes jambes; poursuivis la baïonnette dans les reins, ils laissent des tués, des blessés.
Source : Gallica

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