Charles Alexandre Lenoir

Résumé

Charles Alexandre Lenoir Les trois sièges d'Huningue : 1796… (1896)

A 11 heures du soir, les Autrichiens abordent vivement nos avant-postes, les délogent et arrivent presque aussitôt qu'eux à la lunette. Malgré une résistance acharnée, ils réussissent à s'en empnrer, à se reformer et à marcher sur l'ouvrage à cornes (le bras mort du Rhin était presque à sec ou du moins avait si peu d'eau qu'il ne constituait pas un obstacle) . Jamais acharnement ne fut pareil à celui que mirent à la défendre les défenseurs de la lunette. Attaqués sur tout le développement des faces et en même temps par la gorge, ils se battaient partout avec la même vigueur.
Source : Gallica

Charles Alexandre Lenoir Les trois sièges d'Huningue : 1796… (1896)

L'ennemi, croyant à une attaque générale, se hâte de porter ses gardes de tranchée sur les points où il présume avoir à nous recevoir; l'artillerie ouvre alors un feu à mitraille qui fit perdre aux Autrichiens pas mal de monde. Sur les deux heures du matin, la canonnade éteinte, ceux-ci reprirent le travail et firent bonne besogne : au jour ils avaient achevé la seconde parallèle et ouvert un boyau de communication.
Source : Gallica

Charles Alexandre Lenoir Les trois sièges d'Huningue : 1796… (1896)

Tel était l'état de la tête de pont lorsque Moreau en confia le commandement à Abbatucci, qui venait de se distinguer à l'arrière-garde de l'armée. Il disposait d'une garnison d'environ 3000 hommes, formée de la 3e demibrigade d'infanterie légère, des 56e et 89e demi-brigades de ligne, plus une réserve de quinze compagnies de grenadiers.
Le prince de Furstemberg avait treize bataillons d'infanterie, 12 escadrons de cavalerie, un parc d'artillerie et un du génie, en tout une quinzaine de mille hommes.
Source : Gallica

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